POUR QUI SONNE LE GLAS ?

 

Après avoir, pendant de longues années, écrit l'histoire de l'ufologie à sa façon, Jean Sider vient de se lancer dans une autre discipline; celle de la critique historique. Pour ce premier essai, M. Sider se fait fort de "sonner le glas" du mythe Adamski dont il semble vouloir passer pour le premier pourfendeur francophone sérieux (Cfr. Gazette Fortéenne n°2). J'ai plutôt l'impression que ce texte va sonner le glas d'une méthodologie... sidérante !

Je ne vais pas m'appesantir sur les conclusions absurdes que l'auteur a proposées au départ d'analyses incorrectes et de confusions diverses. Je vais plutôt montrer en quoi et à quel point sa méthodologie est extravagante...

Pour faire oeuvre d'historien sérieux, surtout dans le domaine de la critique des événements, il faut se baser sur des références nombreuses et solides. Il faut surtout examiner et citer les sources les plus proches des événements, c'est-à-dire les écrits de leurs témoins ou de leurs protagonistes, les interviews directes de ceux-ci et les enquêtes réalisées le plus tôt possible les concernant. Examinons donc ce que vaut réellement la documentation de M. Sider...

A l'appui de son article, il cite en tout 90 références, ce qui peut paraître beaucoup pour un texte de quelques pages. Mais ce n'est là que poudre aux yeux car de nombreux livres ou articles sont en fait cités un grand nombre de fois. Ainsi, le livre de Bennet est cité 18 fois et celui de Moyer 5 fois. De simples articles, comme ceux de Stupple ou Elswood, sont respectivement cités 6 fois et 3 fois. Une revue comme UFO Magazine 10 ; 3 est citée deux fois. Mais je vais surtout montrer que l'auteur a également cité des ouvrages qu'il n'a même pas lus, ce qui est un comble pour quelqu'un qui se réclame d'une démarche objective ! Pour des événements dont l'essentiel s'est produit entre 1947 et 1965, J. Sider ne cite pratiquement que des textes postérieurs à 1980 et dont les auteurs ne furent en aucun cas associés aux événements dont question. En outre, du strict point de vue ufologique, on peut considérer ces auteurs comme des quasi inconnus ou des "seconds couteaux". En revanche, M. Sider n'a même pas lu certains travaux critiques incontournables (voir plus loin). Quant aux écrits du principal protagoniste, je vais montrer que M. Sider ne les a tout simplement pas lus du tout ou que s'il en a lu un (Flying Saucers Have Landed), il ne l'a même pas compris correctement !

Voyons en effet ce que M. Sider prétend avoir trouvé dans les ouvrages d'Adamski... Si l'on se réfère au premier paragraphe situé sous le titre "Voyages utopiques et allégations mensongères" de l'article de Jean Sider, on lit d'abord ceci : "Adamski a affirmé avoir effectué plusieurs voyages spatiaux à bord d'une soucoupe volante pilotée par (...) d'angéliques grands humanoïdes de type aryen aux longs cheveux blonds." On apprend aussi que : "Dans Inside the Space Ships, il raconte en détail son voyage sur la Lune, sur Vénus et sur Mars..." Or, dans Inside the Space Ships, précisément, Adamski a décrit plusieurs types non aryens d'extraterrestres, mais surtout il n'a fait que prétendre avoir été près de la Lune et non sur celle-ci et n’y revendiqua aucun voyage sur Vénus ou sur Mars. Jusqu'à son décès, de surcroît, Adamski n'affirma jamais avoir posé les pieds sur la Lune ou sur Mars. En revanche, dans un roman de science-fiction qu'il publia en 1949, et qu'il intitula Pioneers of Space, a Trip to the Moon, Mars and Venus, Adamski parla d'un groupe d'explorateurs terriens qui faisaient un voyage sur les trois corps célestes mentionnés dans le titre de l'ouvrage. Ceci montre que M. Sider a purement et simplement confondu le contenu de ces deux ouvrages. Mais j’ajouterai qu'en outre, il ne les a lus ni l'un ni l'autre ! En effet, en plus des grossières erreurs concernant Inside the Space Ships dont je viens de dire un mot, on peut remarquer que, parlant très sommairement des similitudes qui existent entre ces deux livres (sous le titre "Jésus transformé en Vénusien"), Sider ne put que renvoyer à un écrit de l'ufologue de seconde zone Moyer et non aux ouvrages originaux eux-mêmes. Si ce n’est pas de ces ouvrages eux-mêmes qu’il tira directement ces comparaisons, c’est donc forcément qu’il ne les lut jamais.

En mars 1961, dans un courrier confidentiel adressé à quelques-uns de ses principaux collaborateurs, Adamski revendiqua un récent voyage sur Vénus et, plus tard encore, il publia une brochure relative à un voyage sur Saturne. Jean Sider, persuadé que ce contacté parla déjà d'un voyage sur Vénus dans Inside The Space Ships, s’est moqué de lui en disant qu'il se contredisait souvent et il en cite pour preuve le fait qu'en 1959 Adamski déclara "je ne suis pas allé sur Vénus". En fait, ici encore, ce n'est pas Adamski qui s'est contredit, c'est Sider qui a tout mélangé ! Dans ses "conclusions", M. Sider écrit encore à propos d'Adamski : "D'ailleurs, il est allé jusqu'à dire qu'un homme de l'espace lui avait fourni une pellicule de clichés du scoutcraft réalisés par Orthon à bord de son vaisseau spatial. Ces clichés auraient été faits le 20 novembre 1952, et la pellicule aurait été jetée par une main issue d'un hublot du scoutcraft apparu lors de la rencontre du 13 décembre 1952." Qui a lu Flying Saucers Have Landed (actuellement aisément disponible en libraire dans une -mauvaise- traduction intitulée Les soucoupes volantes ont atterri parue dans la collection J'ai Lu), sait ou peut vérifier aisément que ce n'est pas du tout cela qu'Adamski raconta. Ce qu'a dit le contacté, c'est que les clichés furent réalisés par lui le 13 décembre alors que la soucoupe se dirigeait vers sa propriété et que du hublot de l’engin lui fut lancée une plaque photographique sur laquelle il découvrit, au développement, une "écriture d'une autre planète". Ici, Sider confond les dates et mélange complètement les faits qu'il semble en fait ne pas du tout connaître. Et, le pire, c'est que plutôt que de citer le texte original, il cite une fois encore un ouvrage de seconde-main; en l’occurrence l'ouvrage de Bennet. Puis il ajoute, pour se moquer d'Adamski et de ses admirateurs : "il n'est pas interdit de rire." Mais de qui faut-il rire ici ? Du roublard Adamski, de certains de ses naïfs disciples ou de leur pourfendeur francophone qui, lui, n’a pas lu les écrits originaux, à tout mélangé et n’a rien compris ?

Voici encore ce qu'écrit ailleurs M. Sider : "L'un des amis d'Adamski de la première heure, Carol A. Honey, a divulgué également plusieurs choses qui méritent d'être signalées. Dans les années 1930, Honey avait produit des copies des conférences sur la métapsychique et les religions orientales que le contacté donnait occasionnellement. Plus tard, quand il a changé de cap, Adamski a barré la mention The royal Order of Tibet, pour la remplacer par Space Brothers. Le chercheur belge Frank Boitte, déjà cité, m'a fourni une copie de page extraite d'un bulletin édité par Adamski qui reprend la fin d'un discours signé "By Prof. G. Adamski". On peut y trouver effectivement la mention The Royal Order of Tibet raturée et remplacée par Space Brothers." Ce passage est révélateur à plus d'un titre. En tout premier lieu, mon ami Carol Honey ne rencontra Adamski que dans les années 50, bien après que ce dernier eut publié Inside the Space Ships. Ici, l'erreur de Sider est d'autant plus grossière qu'il est le seul, à ma connaissance, à l'avoir jamais commise. Il en est, en quelque sorte, le remarquable inventeur ! C'est après avoir travaillé un certain temps pour Adamski que Honey découvrit les écrits que ce dernier avait déjà diffusés dans les années 30. Et c'est alors qu'il se rendit compte de la supercherie qui avait consisté à les "réactualiser" en les mettant à la "sauce extraterrestre" plutôt qu'à la sauce philosophico-mystique pseudo tibétaine originelle. Cela, Timothy Good et Lou Zinsstag le racontèrent dans leur livre écrit en commun (George Adamski - The untold story publié en 1983) que Sider cite dans sa bibliographie. Et ils y publièrent (en planche 49) la fameuse page remise à Sider par le "chercheur" Boitte (qui n'alla donc pas chercher bien loin). Si Sider a eu besoin de M. Boitte pour obtenir ce document, c'est qu'il n'a pas lu non plus le livre de Good et Zinsstag qu'il cite. S'il avait lu ce livre, il n'aurait en outre forcément pas écrit que Honey avait connu Adamski dans les années 30. Ainsi donc, non seulement M. Sider n'a pas lu les deux principaux livres ufologiques d'Adamski, mais il n'a pas lu non plus ce "classique" de la littérature adamskiste qui contient pourtant de nombreux témoignages de première main sur le contacté. Etrange manière de pratiquer la critique historique...

Jean Sider a quelque peu parlé de James Moseley, tant à propos de la lettre du pseudo Straith qu'à propos des rétractations de certains des témoins de la rencontre avec le "vénusien" dans le Desert Center. Et il a cité à ce sujet un numéro de la revue Saucer New de cet ufologue américain en ne disant que vaguement ce qu'il contenait. Et pour cause : il est clair que Jean Sider n'a jamais vu cette publication dont il n'a même pu donner ni la date de parution précise ni le numéro. Pire : il n'en a même jamais vu la reproduction intégrale que James Moseley a pourtant publiée en 2002 dans son livre Shockingly close to the truth ! - Confessions of a grave-robbing ufologist. Ce livre incontournable, M. Sider ne l'a donc pas lu non plus. Et c'est d'autant plus grave qu'étant récent, on peut aisément se le procurer.

D'autres preuves existent qu'il n'a pas lu les documents publiés par Moseley et qui sont essentiels par rapport à la controverse : parlant de choses diverses qui s'y trouvaient, J. Sider cite en référence non les originaux, mais bien, une fois de plus, Collin Bennet, sous les n° 51 et 52 de ses références. Ainsi donc, plutôt que de se procurer ces documents importants (contenant, entre autres choses, le témoignage personnel de Jerold E. Baker qui fut associé aux photos du 13 décembre 1952) pour les lire et les citer directement, Jean Sider s'est contenté d'en fournir des résumés approximatifs basés sur des racontars qu'il a découverts sous la plume de "seconds couteaux" comme Jim Marrs et Collin Bennett, personnages quasi inconnus de la scène ufologique en dehors de leurs faibles contributions au débat citées par M. Sider.

Mais voici peut-être le clou : Moseley, qui fut un opposant de la première heure d'Adamski et a occupé une place prépondérante dans la "saga" du "contacté", n'a même pas été cité dans la bibliographie de Sider. Dans cette même bibliographie, tout autant que dans le texte de l'article de M. Sider, on ne trouve pas davantage mention de l'important livre de Gray Barker intitulé The Book of Adamski. Rien qu'à ces lacunes, plus encore qu’à toutes les erreurs qui précèdent, on mesure, sans le moindre doute, la valeur extraordinairement faible de la documentation réunie par M. Sider que d'aucuns croient à tort bien informé ou consciencieux.

Et ce n'est pas tout !

Fred Steckling fut un très proche collaborateur d'Adamski ; si proche qu'il participa même à son plus fameux trucage (le film dit "Rodeffer"). Steckling a publié deux livres diffusés en librairie dont un où il ne racontait que ses rencontres avec des extraterrestres ainsi que son périple de conférences dans de nombreux pays d'Europe où il se vantait d'avoir filmé une escadrille d'ovni. Ce livre, Sider le cite en 84ème place dans sa bibliographie ; mais il est clair, une fois encore, qu'il ne l'a pas lu. Car voici tout ce qu'il est capable d'écrire sur Steckling : "Fred Steckling, ami intime d'Adamski dans ses dernières années, est lui-même un contacté et a aussi écrit un livre (84). Il a même déclaré "J'ai parlé avec les visiteurs de l'espace durant leurs rapports avec Adamski. Ce sont des gens faits de chair et de sang comme nous (85)." Cette dernière référence bibliographique n° 85 ne renvoyant pas au livre de Steckling cité, mais à celui du "second couteau" Colin Bennet publié en 2001 (soit trente ans après celui dans lequel Steckling racontait ses aventures avec les extraterrestres), il est patent que Sider n'a pas lu le livre de Steckling non plus.

En résumé, M. Sider ne semble avoir lu aucun des livres d'Adamski distribués dans le commerce. Il n'a évidemment pas lu davantage ses ouvrages publiés hors commerce (dont son fameux Report from Saturn). Au niveau des textes critiques importants publiés du vivant d'Adamski, M. Sider n'a rien lu : ni James Moseley, ni Jerold Baker. Il n'a pas lu davantage l'ouvrage de Gray Barker publié peu après le décès du "contacté" et n'a pas lu non plus les livres de Steckling qui succéda à Alice Wells à la tête de la George Adamski Foundation qu’il n’a citée nulle part. Je ne vois rien à ajouter à un aussi terrible constat d’insuffisance et d’ignorance.

Longuement, M. Sider a traité des photos et du film d'Adamski pour dire que tout cela fut truqué. Mais dans sa prose verbeuse, il n'y a pas le moindre élément technique qui soit utilisé. On ne trouve là que des opinions, des appréciations et des affirmations d'autrui. En fait, M. Sider s’est comporté là comme quelqu'un qui est convaincu d'une chose mais qui est bien incapable de la prouver parce qu'il n'y connaît rien. La preuve évidente en est qu'il parle de "pellicule" photographique alors qu'avec son matériel Adamski n'utilisa jamais que des plaques photographiques. Toute personne un tant soit peu compétente en la matière appréciera les énormes différences que cela suppose d'un strict point de vue technique. Une autre preuve de l'incompétence de J. Sider en photographie (astronomique) est ce qu'il écrit un moment donné en parlant d'un certain Harold Salkin : "Il a aussi certifié qu'au moins une de ses fameuses photos de soucoupes volantes était un trucage, car il avait constaté que l'image de l'ovni s'étendait au-delà du cadre prévu pour l'impression du cliché de la pellicule." Si vous relisez cette phrase attentivement, vous constaterez qu'elle n'a pas de sens par rapport à ce qui peut se concevoir d'un strict point de vue logique : aucune image visible ne peut déborder du cadre d'impression d'un cliché. Cette phrase indique bien que M. Sider a usé là d'un argument qu'il a recopié approximativement sans même le comprendre. Je connais cet argument; il est éculé et irrecevable. Il concerne une photographie qui montrait un OVNI se profilant en apparence sur la Lune. On voyait là un bord sombre arrondi qui paraissait être la limite du champ du télescope. Or, de fait, l'ovni "mordait" sur cette zone, chose anormale paraissant trahir un trucage par superposition d'images. Mais ce bord sombre n'était pas la limite réelle du champ du télescope et un décentrement de l'appareil expliquait l'apparence curieuse. J'ai démontré ailleurs que ce cliché, comme les autres, était truqué ; mais pas du tout pour la raison invoquée ci-dessus et restée incompréhensible pour Jean Sider.

Le devoir d'un homme qui veut se lancer dans la critique historique est de commencer par s'informer aussi complètement et rigoureusement que possible. Pour ce faire, il ne doit écarter aucune source à-priori. Or, si M. Sider cite ma traduction d'Inside The Space Ships parue chez Michel Moutet (sans toutefois citer mon nom), il ne cite aucun de mes nombreux travaux sur Adamski publiés tant chez Michel Moutet que par moi-même et dans diverses publications ufologiques périodiques depuis vingt ans. Or, ce Monsieur n'ignore pas mon existence; mais il refuse de m'accorder le moindre intérêt puisqu'il a même été jusqu'à me renvoyer un courrier sans daigner l'ouvrir (j'ai diffusé jadis les preuves de cette pantalonnade). C'est certes son droit de refuser de jeter ses yeux sur mes écrits et d'agir de mauvaise foi comme si je n'existais pas; mais alors, qu'il ne se lance pas dans la critique historique sérieuse et qu'il n'essaye pas de se faire passer pour un chercheur objectif bien documenté !

Je vais citer ici deux preuves formelles que M. Sider a délibérément ignoré mes études sur Adamski. Je ne considérerai que la plus répandue d’entre elles, celle publiée par Michel Moutet en 1983 sous le titre Desert Center - George Adamski. Dans son texte, M. Sider parle d'une de ses découvertes personnelles relative à la signification démoniaque du nom Orthon. Cette découverte, il l'a faite, dit-il, dans le dictionnaire infernal de Collin de Plancy. C'est peut-être une découverte récente pour M. Sider, mais pas pour mes lecteurs puisque j'avais déjà signalé la chose voilà vingt ans en page 77 de mon livre ! On peut dire que M. Sider retarde “un peu”...

En ce qui concerne la médaille vaticane qu'Adamski prétendit avoir reçue, M. Sider se livre à une longue étude personnelle sous prétexte que nul autre que lui, auparavant, n'avait songé à vérifier les faits ("comme personne, apparemment, n'a opéré des vérifications sérieuses sur sa prétendue entrevue avec Jean XXIII, je me suis employé à régler le sort de ce canard qui s'est colporté de revue en livres pendant plus de quarante ans.") Hélas pour M. Sider, ses vérifications entreprises en 2000 avaient été précédées des miennes publiées déjà en 1983 dans Desert Center. J'y expliquais qu'Adamski n'avait pu rencontrer Jean XXIII parce que celui-ci était alors mourant et j'y démontrais que la médaille n'était pas une décoration officielle du Vatican, mais bien un objet commercial, sans grande valeur, vendu par une société milanaise. Celui qui voudra bien se reporter à mon texte datant de vingt ans le trouvera autrement plus précis et argumenté que celui que M. Sider présente aujourd'hui. Dernier détail qui montre que notre homme ne s'est même pas donné la peine de jeter un coup d’oeil sur mon livre : c'est dans l'ouvrage de JG Dohmen qu'il a trouvé une photo de cette médaille, dit-il. Il l'aurait trouvée plus facilement dans mon ouvrage.

Au fil d'un monceau d'erreurs, de confusions, d'inventions et sur base de son ignorance globale réelle du cas Adamski, Jean Sider a réécrit la vie de ce prétendu contacté en s'arrangeant pour la mettre au service de ses thèses démoniaques délirantes. J'ai dit plus haut, quand il était question de choses un peu techniques le dépassant, comment notre apprenti-historien s'y prenait. En d'autres circonstances, il a usé de méthodes encore plus étonnantes. C'est ainsi que, n'étant pas parvenu à comprendre clairement la manière dont les choses se passèrent dans le Desert Center le 20 novembre 1952, il affirme simplement que toutes les personnes qui s'y trouvèrent rassemblées autour d'Adamski furent de faux témoins et des menteurs. Rien de moins. Certes, il a parlé des rétractations de certaines de ces personnes; mais comme il ne les a pas lues (chez Moseley et d'autres), il est resté incapable de comprendre comment ces personnes furent roulées par Adamski et finirent par admettre que ce qu'elles avaient vu réellement ne correspondait pas à ce qu'elles avaient cru qu'il s'était passé...

J'en resterai là avec cet article mal ficelé dans lequel l'auteur saute sans cesse du coq à l'âne comme s'il développait sa "démonstration" en se laissant entraîner par le courant d'une pensés vagabonde ou erratique. Ce n'est pas en alignant de sottes affirmations faites de bric et de broc pour les faire cadrer avec une thèse préconçue qu'on fait de l'histoire et encore moins de la critique historique. C'est pourtant la méthode choisie par Jean Sider. Chacun peut donc désormais juger de la valeur qu'on peut accorder non seulement à son article sur Adamski mais aussi, sans doute, à l'ensemble de son oeuvre écrite et tout particulièrement à ses méthodes.

 

PS Mai 2005 : En date du 5 mai 2005, M. Sider a diffusé à nouveau son article -à peine remanié- par la voie, cette fois, du "Journal de l'Ufologie" sur internet. Mieux que quiconque, M. Sider devrait pourtant savoir que persévérer dans l'erreur a quelque chose de "diabolique". On peut dès lors tirer de fâcheuses conclusions quant à sa manière de concevoir une étude intellectuellement honnête de la question.

 

ILLUSTRATIONS CI-DESSOUS :

Carol Honey et Jim Moseley m'ont tous deux dédicacé leurs récents ouvrages respectifs...

 

 

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